About

Formée tout d’abord par les arts appliqués et la mode, Duperré à Paris et la Central Saint Martins à Londres, la pratique de Diane Gaignoux s’est développée de manière pluridisciplinaire autour de l’idée d’un corps comme récipient, en mouvance et en construction entre intérieur et extérieur. Son travail questionne les notions d’identité, de peau et de corps en mutation. Cette démarche qui partait tout d’abord du vêtement, la mena à travailler la sculpture mais aussi la performance. Une performance « Expeausition » de corps nus peints de vêtements défilant sur tapis rouge fut présentée en mars 2019 au Havre, où elle vit et travaille depuis 2018. Une nouvelle pièce performative est en création avec l’aide du Phare, Centre National Chorégraphique au Havre, ainsi que d’autres structures culturelles du territoire.

Dans son processus de travail, la matière devient une peau que l’on peut lire, sentir, incorporer, renvoyant à une présence, une identité. Le vêtement est une peau sociale et impulse une recherche et construction identitaire. Il y a alors analogie entre l’humain et la matière lui permettant de s’exprimer, que l’on retrouve aussi dans l’usage des objets. Le vêtement-enveloppe, l’objet-receptacle sont des narrations. Objets, vêtements et corps sont traités comme des contenant en résonance à un extérieur. Des « vessels » aux rôles de statuaires, figures de proue de légendes contemporaines et personnelles. Diane Gaignoux tend à experimenter et valoriser les espaces de croisements entre les disciplines artistiques. Je la considère pratique de la mise en lien et de l’écho, dans l’objectif de faire exister un entre-lieu de décloisonnement. 

Chaque pièce est unique et porte sa propre histoire. Crées à la main, avec le temps et l’attention nécessaire.